Persona 5 Strikers, le retour des voleurs de cœur

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Persona 5 revient encore une fois sur le devant de la scène. En effet, après l’épisode Dancing In Starlight et la version Royal, Atlus nous sort un jeu de style musou. Ce titre se veut être la suite directe des événements du RPG d’Atlus, un sacré challenge dont Joker devra sortir victorieux !

Ne pas se reposer sur ses lauriers

Il y a quelques mois en arrière, les voleurs de cœur réussissaient un coup d’éclat et prenaient des vacances bien méritées. Nous pensions alors que tout était fini. Que nenni ! De nombreuses métanoias se produisent à travers tout le pays, et c’est sur Joker et toute sa bande que les soupçons se portent. Ces derniers se retrouvent bien innocemment au café Leblanc pour passer du temps ensemble, et lors de l’achat de matériel pour le camping, Joker et Skull se retrouvent transportés dans le métavers suite à la rencontre d’une Idol du nom d’Alice. C’est donc ainsi que débute les nouvelles pérégrinations de notre sympathique groupe.

Bien que le jeu garde  plusieurs mécaniques de son illustre prédécesseurs, certains changements ont été apportés afin de coller au mieux à l’histoire. Le joueur n’est pas tenu d’exécuter un donjon dans un temps imparti puisque ce dernier est illimité. De même, une fois les lieux nettoyés, la prison ne disparaît pas, laissant libre court à de nouvelles explorations, voir même à du farming de niveau, de masques ou bien encore d’objets à revendre.

Yusuke, Ryuji et Joker se réunissent pour faire triompher une nouvelle fois la justice
Retour aux sources

Le jeu est un musou au gameplay assez nerveux. Nous aurions d’ailleurs pu craindre que l’essence même de la série Persona soit perdue. Mais il n’en est rien ! Bien que le jeu se rapproche d’un Dynasty Warriors, les développeurs ont su garder le côté infiltration. Ainsi, notre fine équipe peut se cacher comme à son habitude pour préparer des embuscades et surprendre les ennemis qui voudraient les capturer. Il est à noter que ce n’est seulement qu’au contact des ombres que la masse d’ennemis apparaît alors que dans les musou traditionnels, les ennemis sont déjà tous sur la carte. J’apprécie cet effort rappelant ainsi le tour par tour du RPG d’Atlus.

Pour ce qui est du côté purement technique, deux touches servent à attaquer, l’une pour les coups d’armes rapides et la seconde pour les coups lourds ; à noter que cette dernière touche sert aussi à utiliser la persona associée afin de profiter de son pouvoir à la fin d’un combo. À cela s’ajoute l’invocation des personae qui sont alors utilisés comme des magies. La mécanique des faiblesses ainsi que les encore sont conservés afin de coller au plus près de la série. Les combats sont assez nerveux et j’ai pris énormément de plaisir à jouer à ce titre. Une ombre au tableau s’invite cependant : l’étalonnage de la difficulté. Bien que trois niveaux de difficulté soient proposés des variations assez importantes existent. Même un faible groupe peut OS l’équipe car ils utilisent en boucle des techniques qui mettent des malus qui finissent par vous avoir.

L’univers très particulier d’Alice
Voleurs un jour, voleurs toujours !

Le système de lien revient lui aussi afin de compléter l’arsenal de notre bande de joyeux drilles. À chaque niveau de lien, nous obtenons des points qui servent alors à débloquer certaines capacités ou à obtenir des boosts de statistiques. Il faut donc faire attention à entretenir de bonnes relations avec les divers membres afin de pouvoir débloquer tous les liens et les monter au maximum.

Mais cela n’est pas tout : qui dit persona dit chambre de velours. Rappelez-vous, ce lieu dans lequel Igor règne en maître, sauf que ce dernier est absent et c’est Lavenza, la fusion des deux gardiennes Justine et Caroline, qui vous accueille. Cela permet de fusionner les personae détenues afin d’en créer de plus puissantes ainsi que de monter leur niveau grâce à de l’argent.

Bien que le ton de cet épisode Strikers soit moins profond que Persona 5, il n’en reste pas moins bon. Alice est un bon exemple : elle veut être un rayon de soleil pour ceux qui, comme elle, étaient dans l’ombre. Mais elle s’est égarée sur le chemin devenant un tyran écrasant et volant les désirs de chaque personne qui croise sa route. C’est ce qui m’avait plu dans Persona 5 et que je retrouve dans ce musou : cette ambivalence des personnages qui, derrière un visage très propre, cachent une personnalité très laide.

Un retour gagnant

Le jeu s’adresse à deux types de joueurs : les nostalgiques de la série d’Atlus et les nouveaux venus, et peu importe dans quel camp vous vous trouvez, cette itération vous plaira à moins que vous ne soyez réfractaire au gameplay nerveux du titre. Tout est bon, si ce n’est la difficulté qui est mal gérée de mon point de vue, mais ce n’est pas le point essentiel. Graphiquement, le jeu garde ce côté manga de l’original et bien que cela semble dépassé, la fidélité à l’œuvre de base rajoute au capital sympathie. La composition musicale reste au top avec les très bons remix des chansons de Persona 5. J’ai vraiment du mal à trouver des erreurs dans ce jeu tellement celui-ci fait honneur au voleurs fantômes. Je lui donne une note de 16

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