Blue Fire, une aventure technique

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Blue Fire est un PPG d’aventure et de plateformes sorti le 4 février et vendu au prix de 17.55 francs suisse. Ce jeu indépendant signé par « Robi Studio » nous invite à découvrir les terres désolées de Penumbra et à les libérer de la corruption.

Habituellement, les RPG ne sont pas ma tasse de thé, et ma bibliothèque de jeux ne comporte pas énormément de titres indépendants. Pourtant, le trailer de Blue Fire m’a directement emballée. Je l’ai donc testé. Même si je n’ai pas particulièrement apprécié la composante RPG et malgré quelques rages – j’y reviendrais plus tard -, je me suis tout de même bien amusée. Dans Blue Fire, nous retrouvons des inspirations tant de « The Legend of Zelda » au niveau de l’histoire que de « Hollow Knight » pour son gameplay, mais cette fois-ci en 3D.

Une histoire simple, mais efficace

Le « Guerrier du feu » que nous incarnons s’appelle Umbra, un petit ninja qui a la classe. J’ai beaucoup apprécié son look. Sa tenue sombre est d’ailleurs raccord avec l’environnement dans lequel nous sommes plongés. Dans ce jeu, nous traversons les ruines de Penumbra. Nous sommes chargés de trouver et réveiller cinq anciens dieux répartis dans cinq temples afin de sauver le monde avant que la « Reine des Ombres » ne se réveille. Pour ce faire, nous devons battre de nombreux ennemis et passer d’innombrables zones de plateformes. L’histoire nous est contée au fil des rencontres avec les PNJ que nous croisons.

Une chasse aux trésors

Penumbra est vaste et les chemins sont nombreux et demandent régulièrement une bonne – voire très bonne – agilité pour les traverser et une certaine mémoire pour ne pas se perdre. Il faut visiter, fouiller, vaincre des ennemis et trouver des coffres qui nous offrent, entre autres choses, des minerais. Ces derniers, ainsi que la monnaie que nous collectons en brisant des objets, servent à acheter des objets aux PNJ, comme des tenues, déverrouiller des sanctuaires ou ouvrir certaines portes.

Dans notre périple, nous développons différentes compétences qui nous permettent d’évoluer dans des zones de plus en plus difficiles à franchir. Nous collectionnons également des tenues et des armes qui nous rendent plus fort ainsi que des esprits qui, une fois équipés, modifie notre manière de se déplacer ou de se battre. Il est donc nécessaire de bien fouiller chaque zone pour dénicher tous les trésors cachés afin d’avoir les capacités nécessaires pour avancer dans le jeu. Dans le cas contraire, il faut rebrousser chemin.

Un jeu punitif

Dès le commencement du jeu, nous disposons d’une poignée de points de vie. Ces points de vie augmentent au fil de l’aventure. Dans cette dernière, nous croisons quelques statues faisant office de points de contrôle. À chaque fois que nous perdons la totalité de nos vies, nous retournons à la dernière statue activée. Elles ne sont pas nombreuses et éloignées les unes des autres ce qui peut nous faire perdre pas mal de temps en cas de « Game Over ». D’ailleurs, lors d’un échec, nous perdons notre monnaie. Pour la récupérer, il faut retourner à l’endroit où nous sommes morts et marcher sur l’ombre qui représente notre cadavre. Quelques fois cette ombre est inexistante, certainement un bug. Ce n’est d’ailleurs pas le seul. Certains passages demandent un temps de chargement. Régulièrement, le jeu se ferme lors de cette attente.

La vraie difficulté du jeu réside dans les nombreux passages de types plateformes. Les vies peuvent rapidement fondre comme neige au soleil, ce qui peut parfois s’avérer frustrant. Je suis moi-même d’ailleurs bloquée à l’entrée d’un temple à l’heure où j’écris ces lignes. Mais il s’agit d’une bonne frustration faite de compétitivité ; lors d’une réussite, le plaisir est d’autant plus grand. Les ennemis, quant à eux, ou même les boss, ne représentent pas spécialement une menace, pour autant que nous ayons développer nos compétences. C’est sans doute le plus gros point noir de ce titre.

Des défis de plateformes complexes

Entre l’histoire principale et quelques quêtes secondaires, il y a des zones appelées « vide » disséminées dans le monde. Ces zones nous emmènent dans des niveaux de plateformes dont la difficulté varie entre une et cinq étoiles. Certains peuvent être franchis sans aucune capacité spécifique, tandis que pour d’autres il est nécessaire d’acquérir différentes compétences comme courir sur les murs.

Le petit plus de ces niveaux est que lorsque nous perdons nos vies, nous retournons à Penumbra. Nous récupérons les vies que nous avions avant d’expérimenter le « vide » et pouvons recommencer la manœuvre. Le temps de chargement est tout de même trop long à mon goût.

J’ai malgré tout particulièrement apprécié ces niveaux qui sont d’une extrême difficulté ; même les plus simples demandent concentration et agilité. Ce sont de véritables défis qui peuvent facilement nous faire rager, comme je le disais précédemment. Pour certains, il m’a fallu pas loin d’une heure pour les passer. Seul petit bémol : il manque des indications afin de connaître à l’avance si nous sommes ou non en mesure de les réussir. 

Conclusion

J’ai tout simplement adoré ce jeu. Dès le départ, l’histoire et surtout l’environnement m’a totalement embarquée. Il est vrai que je n’ai pas les bons réflexes en ce qui concerne le côté RPG de ce titre, ce qui me fait perdre pas mal de temps. Je pense qu’un bon joueur peut terminer le jeu en une trentaine d’heures.

Il y a très peu de négatif à relever et pourtant j’ai un esprit très critique. Je relèverai donc uniquement un chargement trop long pour l’accès au « vide », des ennemis trop simples à battre et quelques bugs qui méritent vraiment d’être patchés. Hormis cela, Blue Fire est un excellent jeu à bien des titres. Un bon rapport qualité – prix, un univers propre et varié, une histoire simple mais efficace, de la difficulté, des défis et, surtout, des niveaux de plateformes exceptionnels.

Les amateurs du genre y trouveront sans aucun doute leur bonheur. Et ceux qui, comme moi, sont frileux en ce qui concerne les RPG, ne manqueront pas d’apprécier eux aussi ce titre. Je lui donne donc la note de 17/20.

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