The survivalists, ou vivre comme un Robinson

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Le nouveau jeu de la Team 17 est là ! Ce nom ne vous est peut-être pas familier, mais apprenez que ce studio est à l’origine de nombreux épisodes des Worms ou encore du plus récent : The Escapists. Pour ce qui est du jeu, prenez un bon morceau de Minecraft et saupoudrez d’une touche d’originalité et vous obtiendrez The Survivalists. Mais, que cache ce titre ? Un jeu de survie, vous l’aurez compris, mais pas comme vous pouvez le penser. Vous ne vous abriterez pas dans un abri antiatomique jusqu’à ce que vous puissiez sortir à nouveau. Il s’agira plutôt de survivre face à une nature hostile alors que vous venez de vous échouer sur une île déserte qui est créée de manière procédurale. Chaque nouvelle partie, votre environnement sera différent.

Welcome to the jungle !
Minecaspists ?

Le pixel art est utilisé depuis assez longtemps dans le domaine vidéoludique, donnant à des jeux comme Fez ou Octopath Traveler un séduisant côté rétro. La Team 17 a choisi de reprendre ce côté graphique comme son précédent titre, donnant un charme incontestable à ce jeu de survie. Et comme dans Minecraft, la récolte de ressources est au centre de vos préoccupations. Mais contrairement au jeu de Mojang, posséder une ressource ne débloque pas les recettes associées à celle-ci. Il est nécessaire de passer par 3 arbres d’inventions dont un qui est uniquement l’extension du tout premier. Chaque création permet d’agrandir ces arbres en fonction du nombre de branches. Ce système, bien qu’efficace, pose un sérieux problème : celui du temps. Récolter les ressources devient vite redondant et l’ennui prend vite le dessus. C’est là que les développeurs ont eu une idée intéressante : introduire des singes.

Malin comme un singe ?

L’utilisation des primates afin de pouvoir être plus libre est, en soi, une bonne idée, et le système est plutôt aisé. Jugez plutôt : donnez d’abord un objet afin d’assigner une fonction, puis enseignez la tâche liée à l’objet. La variété des actions n’est pas énorme mais suffisante, nos amis poilus pourront ainsi crafter, récolter ou bien rassembler les ressources dans les différents coffres. L’automatisation des procédures fait alors ressembler votre maison plus à une usine qu’à un joyeux foyer. Mais grâce à cela, vous pouvez alors partir à la découverte des grottes et des îles entourant la vôtre. Avant cela, il faut cependant bien se préparer.

Le début d’une base
Le fardeau de l’expédition

Comme tout bon survivant, l’exploration de votre habitat est des plus importants car, mises à part les ressources, divers lieux demandent à être explorés. Il s’agit alors de s’armer au minimum d’un gourdin et de quelques ressources selon l’endroit. Ainsi, certains totems offrent des récompenses si l’offrande lui correspond. Le jeu semble limité donc mais pour pousser l’exploration à un niveau plus élevé, il est possible de construire un radeau afin de voir si l’herbe est plus verte sur les îles avoisinantes. Chose uniquement possible si votre île regorge de vie.

Le hasard a bon dos

Les îles sont toutes générées de façon procédurale, et cela peut avoir du bon car, avec un peu de chance, tout ce dont notre personnage a besoin se trouve sur l’île de départ. Mais si le sort en décide autrement, un dur labeur nous attend pour avoir le minimum nécessaire. Heureusement que les ressources réapparaissent chaque 7 jours en jeu afin d’avoir toujours des bases pour pouvoir au moins survivre. À cela, se rajoutent des cartes au trésor, nous encourageant à pénétrer plus profondément dans notre île.

La vie peut sembler monotone
Lost

The Survivalists m’a fait penser à de nombreuses séries télévisées et films dans lesquels le héros doit survivre face à des conditions extrêmes. Les différentes phases décrites sont exactement les mêmes que dans le jeu : découverte, craft, exploration. Tout ça dans le but de survivre. Si l’utilisation des singes et la touche pixel art m’ont bien plus, je ne peux pas en dire autant du gameplay tant celui-ci est redondant. Des jeux de survie plus extrêmes ont déjà fait leur preuve, comme The Forest, mais l’avantage de The Survivalist est qu’il convient à tous les publics. En faisant donc un bilan assez simple, je lui octroie la note de 14/20 qui est assez honorable pour un jeu de ce type.

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