Autant en emporte le miasme, Final Fantasy Crystal Chronicles Remastered Edition

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Retournons 15 ans dans le passé, à l’époque où les caravanes de cristal sillonnent le monde. Ce dernier est recouvert par le miasme, et quiconque sort de la protection des cristaux meurt. Cependant la protection n’est pas éternelle, c’est pour cela que les caravanes partent afin de récolter la myrrhe qui restaure la puissance du cristal. C’est dans ces conditions que le joueur commence son aventure.

Une invitation au voyage
Du zéro au héros

Avant de rentrer pleinement dans ce monde dangereux, l’étape , assez sommaire, de la création du personnage s’impose. Quatre races sont proposées avec leurs spécificités : les clavats, les lilties, les yukes et les selkies. Si les lilties excellent dans le maniement des armes, les yukes préfèrent la magie. Le choix est assez important dans la création du personnage. Cependant, il n’y a pas de soucis à se faire puisque la possibilité de créer jusqu’à 8 personnages est donnée. Et ce n’est pas anodin, puisque cela permet d’animer le village mais aussi, à terme, d’avoir les meilleurs artisans. Sans cela, pas d’arme ou d’accessoire ultime, juste le stade en dessous. Et pour pouvoir créer tout cela, il suffit de parcourir les donjons du jeu qui laissent des matériaux, mais aussi des artefacts uniques augmentant les caractéristiques de votre avatar. Il faut répéter cela avec tous les personnages, sachant que le jeu comporte 73 artefacts distincts. Autant dire des heures de farm en perspective…

Des choix audacieux

Final Fantasy Crystal Chronicles sortaient des sentiers battus par ses prédécesseurs sur divers points, il est donc tout à fait normal d’avoir les mêmes exigences sur ce remastered. Le travail graphique est bien sûr présent avec des textures plus fines et plus lisses mais il est déplorable que ces textures ne soient que des skins sans reliefs. La musique a elle aussi été remasterisée pour l’occasion et certains titres ont été retravaillés. Niveau voix, des doublages en anglais sont présents et les textes sont en français. Pas de voix japonaises, ce qui est le comble pour un jeu provenant du pays du soleil levant. Les animations ont pris un coup de vieux et cela se remarque particulièrement dans les cinématiques, notamment sur les bouches aux formes anguleuses qui ne cessent de bouger même quand celui qui parle se tait. Le gameplay original reste présent et cela pour le plus grand bien ou le plus grand mal selon les joueurs. Le mode multijoueur, uniquement en ligne, n’est pas évident quand il s’agit de fusionner des sorts. Il faut alors se montrer extrêmement précis et synchrone afin de réaliser l’action. Il s’agit alors d’un véritable calvaire quand il est impossible de discuter. En solo, le jeu est beaucoup plus facile à prendre en main puisque la fusion des sorts se fait directement dans notre inventaire. De plus, toujours dans ce mode, le joueur est accompagné d’un mog, l’une des figures emblématiques des Final Fantasy. Il porte le calice à remplir de myrrhe tout au long des pérégrinations, mais attention à bien prendre soin de cette boule de poils sinon elle se fatigue et vous demande de porter le calice.

Le calice, source de protection
Un jeu pour les fans

À travers ses donjons variés, votre caravanier croise des monstres tout droit sortis des titres précédents : des tomberrys, des bombos ou bien encore des lamias qui essaient de vous tuer parmi une large sélection du bestiaire bien fourni de la licence. Les sorts sont aussi au rendez-vous, puisque les élémentaires, tel que le feu, se voient en version normal puis + et enfin X, à cela s’ajoute sidéral, gravité ou bien encore somni. C’est donc une pléthore de références que nous sert ce jeu, et si les non-initiés prendront sûrement du plaisir à y jouer, les connaisseurs se régaleront et essaieront de trouver tous les secrets se rapportant à Final Fantasy. Le scénario se veut justement très pauvre afin que le joueur puisse comprendre les liens qui s’établissent en progressant dans l’aventure. Ainsi, la perte de mémoire peut évoquer bien des épisodes de la saga, ou encore le chevalier noir essayant en vain de retrouver ses souvenirs sera encore une autre référence subtile.

Une page se tourne

Final Fantasy Crystal Chronicles remastered edition a la saveur du passé, avec des rehaussements assez discrets pour ne pas gâcher l’essence même du titre. Mais à force de vouloir mettre au goût du jour les vieux titres , ils se ressemblent tous et perdent de leur identité, c’est ce qui se passe avec ce soft qui devient assez commun. Le jeu mérite de s’attarder dessus mais pas de se casser la tête à tout faire. J’attribue à ce remastered la note de 13/20.

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