Animal Crossing: New Horizons

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N’avez vous jamais pensé à tout plaquer et vous enfuir très loin de l’agitation de notre civilisation ? C’est ce que propose Animal Crossing: New Horizons en vous embarquant sur une île déserte. J’utilise le terme embarquer car c’est suite à un trajet en avion pendant lequel vous créez votre personnage que l’on arrive avec deux voisins sur ce morceau de verdure en plein océan.

Un air de Koh Lanta

À peine arrivé, nous voilà accueilli par Tom Nook qui vous enjoint de tout faire pour développer l’île. Cependant il va falloir travailler : contrairement aux autres épisodes, il va falloir mettre la main à la pâte pour se procurer les outils de base. Vous l’aurez compris, le crafting fait son apparition et si au début nous n’avons que quelques plans, bien vite notre nookphone va en déborder. Il va falloir alors, en plus des activités lucratives, ramasser des matériaux afin d’améliorer votre quotidien. Bien qu’au début cela puisse être difficile, le ramassage quotidien est facilité par de nouveaux outils vous permettant de vous déplacer sur les diverses parties de l’île, agrandissant ainsi le terrain de jeu. En plus de cela, la possibilité de voyager sur d’autres îles nous est offerte en achetant des tickets avec des miles, une monnaie servant à acheter des produits spéciaux.

Des nouveautés intéressantes ?

Les miles sont donc introduits ainsi que le nookphone, mais est-ce vraiment intéressant ? Des capacités sont déblocables via les miles, comme l’augmentation de l’espace dans votre inventaire. Pour pouvoir en gagner, le téléphone portable que vous a fournit Tom Nook sera des plus utiles. Mais ce n’est pas là sa seule fonctionnalité puisqu’il joue le rôle d’encyclopédie des insectes et poissons capturés, de mémentos pour les divers plans appris, d’un appareil photo pour immortaliser votre personnage, d’un outil de création de dessins, du plan de l’île, du passeport pour mettre à jour votre profil et d’une aide si on est bloqué ou perdu. Si le dessin et les objectifs à réaliser pour obtenir des miles sont utiles, il faut avouer que le reste ne se justifie que pour combler un certain vide.

Au commencement…
Une ode à la vacuité

Le jeu n’ayant pas d’histoire, le joueur construit donc la sienne en suivant les divers objectifs. Une fois ceux avec des multiplicateurs finis, le jeu tourne vite en rond. Pêche, récolte de matériaux, déterrage de fossiles et dialogues avec les habitants rythmeront votre quotidien. Tout cela épuisé, le joueur se trouvera désœuvré et l’ennui prendra le dessus. Heureusement que quelques événements ponctueront votre vie insulaire comme les anniversaires des habitants ou bien encore les fêtes de Pâques, de Noël et d’autres inventées pour le jeu. Malgré ce défaut, le jeu reste intéressant grâce à l’intérêt suscité par le crafting, et il faudra énormément de patience et de jours de jeu pour avoir tous les plans et pour les créer.

Une licence renouvelée

Bien que des personnages emblématiques ont disparu, tel Rounard le renard, vendeur d’œuvres d’art et de contrefaçons et le fait d’avoir une sauvegarde unique sans possibilité de créer d’autres personnages, il faut noter que les alizées soufflent sur Animal Crossing. Outre les améliorations décrites ci-dessus, les graphismes ont été soignés. Les animaux peuplant votre île ont des textures pelucheuses, les formes des objets ainsi que des rivières sont tout arrondies donnant une impression de douceur, les insectes et poissons sont détaillés plus que jamais et l’on prend plaisir à les observer, soit dans leur milieu naturel, soit dans l’aile du musée qui leur est consacré. Ce dernier comporte trois parties très modernes bien qu’extérieurement celui-ci reste très classique.

Le mot de la fin

En pesant les pour et les contre, on s’aperçoit que la saga est toujours d’actualité et enchante toujours autant les joueurs. De plus, en cette période où nous restons cloîtrés chez nous, le jeu ouvre une fenêtre sur l’extérieur. Par conséquent, je lui donnerais la note de 15/20.

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